Sur le chemin de St jacques

Lorsque j’ai proposé aux internes de marcher sur le chemin de Compostelle toute une journée …j’ai eu droit à des cris d’horreur :

-Comment ? Marcher ?  Mais pourquoi se fatiguer ?

J’ai répondu :

Tout le monde le dit : marcher fait du bien au corps, à l’esprit. Tout le monde peut marcher du plus petit au plus âgé !

Bien sur ; si au départ, on ne regarde que le point d’arrivée, le chemin parait long.  Alors, il faut prendre son temps, marcher à son rythme, pas à pas, respirer, regarder, écouter, ressentir en pleine conscience les choses qui nous entourent…

Quel sentiment de liberté  on peut ressentir, on fait soudain corps avec les autres et avec le monde ! De temps en temps, on rencontre d’autres marcheurs, on se salue, on se sourit, on échange quelques mots, on fait un bout du chemin ensemble…  Des marcheurs, de toutes nationalités, seuls ou en groupe, jeunes ou retraités, des malades même quelques fois.

On revient toujours enrichis de ces rencontres !

Oh ! bien sur il y a des coups de fatigue, des baisses de moral, on trébuche, on s’arrête pour souffler puis un sourire, un bras tendu, un encouragement et on se remet en chemin. Un peu comme dans la vie quoi !?

Sur le chemin on peut parler, chanter, rire, prier, méditer, réfléchir et puis faire silence aussi. Ah !le silence. Marcher en silence,juste marcher, ensemble, d’un même pas, écouter sa respiration, écouter son corps, c’est une expérience à vivre au moins une fois !

Et ce fut le mercredi 17 octobre.

Après une visite guidée de la Collégiale, nous quittâmes Saint Léonard accompagnés par le père Vénitus , nos deux CPE  Marie Christine et Catherine et de Simone une maman d’interne.

Nous avons crapahuté à travers les chemins et les villages de campagne jusqu’à  Aureil, où nous ont rejoint Marie Do l’animatrice en pastorale et deux dames,   deux  « Jacquets » qui ont témoigné de tous ce qu’elles ont vécu en accomplissant le chemin jusqu’à Saint Jacques. Le moment fort fut quand elles nous firent découvrir leurs crédentiales entièrement recouvertes de tampons des différentes étapes qu’elles ont parcourues !

Après un pique nique et la visite de la très jolie église d’Aureil nous repartîmes d’un bon pas vers Feytiat où la fatigue, la chaleur et la soif eurent presque raison de nous, mais un nouvel élan nous gagna à l’approche de Limoges, où nous arrivâmes après plus de 22 km !

Je pensai que la soirée serait des plus calmes, que nenni après le goûter, la douche les requinqua illico presto !!

Le lendemain je relevai « les carnets de route » et voici quelques témoignages dans leur jus…

Dans cette journée nous avons pu communiquer entre nous, tous ensembles. Cette expérience était instructive. Ça a fait du bien, de promener dans la foret, de sentir l’air frais nous avons pu nous retrouver vraiment. Cette journée était bien !!! Prête à recommencer !!! (Ava )

-Dans cette journée nous avons pu nous recueillir avec le Saint esprit, rencontrer, découvrir de nouveau paysage, d’église (très belle). Nous avons rencontré deux personnes qui avaient fait le chemin, donc elles nous ont raconté leur périple. Le père André a animé ce petit voyage. (Ines)

-J’ai ressenti de la paix de la fraternité, j’étais épuisé à la fin mais on m’a aidé (Enzo )

 -Dans cette marche, j’ai ressenti le plaisir d’un effort physique mais aussi le plaisir de passer un moment entre amis qui nous a rapproché et créé des souvenirs marquants (Célian)

 -Cette marche, je pense, restera longtemps un bon souvenir même si je n’en ai fait que la moitié. Elle a permis de passer un bon moment avec les internes ainsi que faire des rencontre comme ces deux femmes ayant déjà fait le chemin de Compostelle, qui nous ont raconté leur expérience. Parfois une pause était nécessaire pour souffler .Malgré la fatigue tout le monde est arrivé au bout dans la bonne humeur. (Pauline)

 J’ai eu mal aux pieds, chaud, soif.

On a bien rigolé avec le père André. Le repas n’était pas tiptop. Bonne expérience tout de même et très instructive, les églises étaient belles avec de belles architectures. Trop envie de faire tout le trajet. (Robin)

 Conclusion nous repartirons c’est sur !