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Confirmation de l’enseignement catholique

C’est avec une grande joie que nous avons assisté à la cérémonie de confirmation à la cathédrale Saint Etienne de Limoges, le samedi  27 mai après-midi.

Elle était célébrée par le Père Claude Chartier et réunissait  69 confirmands de l’enseignement catholique.

La préparation s’est étalée sur une année. Certaines rencontres ont été communes à tous les confirmants des écoles publiques et privées, comme par exemple à Ambazac.

En revanche,  à Brive, aux grottes de saint Antoine, ce sont les Franciscains qui ont accueilli les collèges catholiques de Beaupeyrat, Jeanne d’ Arc et Ozanam.

Les confirmants ont vécu aussi une retraite. Les jeunes de Jeanne d’Arc et d’Ozanam sont partis à Lourdes et ceux de Beaupeyrat à Murat.

Il y eut beaucoup de ferveur pendant la célébration : musique et chants  portèrent notre prière en parfaite harmonie.

Le Père Chartier introduisait  la cérémonie en s’adressant aux confirmants : «   Je dois et je veux vous aider à demeurer en communion avec tous vos frères chrétiens. »

 

Notre communauté chrétienne,  et plus particulièrement la communauté éducative se réjouissent  de pouvoir compter sur des jeunes qui désirent s’engager à témoigner de leur foi chrétienne par leurs paroles et leurs actions. Raphaël élève de 3ème à Beaupeyrat :  » c’était tellement bien, je ne regrette pas, j’avais un beau costume pour le Seigneur…. Après cette messe on a envie de beau, de bien et de joie… Jésus aujourd’hui nous a confirmé dans notre Foi »

« Esprit de lumière, Esprit créateur, restaure en nous la joie, le feu de l’espérance »

La pièce de théatre Antigone vue par une élève

La représentation d’Antigone d’Anouilh, le 28 Mars 2017 à Beaupeyrat, s’est effectuée avec un décor et des costumes simples. Un fauteuil et un lit sur fond rouge ont servi de meubles pour le déroulement de cette tragédie.

La pièce nous est présentée par un jeune homme qui introduit chaque personnage en annonçant leur rôle respectif.

Puis ceux-ci s’animent et la pièce commence, inspirant au spectateur différents sentiments : tristesse lorsqu’il apprend le sort d’Antigone, effroi durant le dialogue entre Créon et sa nièce rebelle, émotion provoquée par l’amour entre Antigone et Hémon.

Mais cette tristesse qui accompagne toute la tragédie jusqu’à la mort d’Antigone et d’Hémon, laisse parfois place au rire et au comique avec les deux gardes.

Anouilh a su actualiser les caractères de chaque personnage pour son temps (1944) et trouver un équilibre entre le tragique, le comique et la réflexion.

Victoire Jobbé-Duval, élève de 1ère L.

Spectacle musical pour le cycle 1 : dans mon potager.

Mardi 14 mars, les enfants de maternelle ont assisté à un spectacle animé par  Franck CHOULY.

Entre le maïs qui se transforme en pop corn sur l’air d’un harminoca, les radis qui poussent au son de la flûte et les patates qui roulent sur les cuivres, les enfants ont pu écouter et voir de nouveaux instruments et danser.

La tempête est arrivée ; elle a tout cassé dans le potager sur un air de  J.S. Bach : CORS D’HARMONIE

Les grenouilles et vers de terre sont sortis, puis les légumes ont commencé à faire une ronde (chant appris en classe entonné par les enfants). C’est alors que tout le monde s’est levé pour danser : une boum de légumes en quelque sorte.

Enfin, sous un ciel étoilé (projection boule à facettes colorées), les enfants ont écouté une berceuse : la berceuse de bébé fraise.

A voir les enfants, ce spectacle est une réelle réussite et l’équipe éducative remercie vivement Franck CHOULY pour cette admirable animation.

 

 

Exposition « raconte-moi l’école » au gymnase de l’école jusqu’au 11 février.

Au programme, cette année, l’école primaire à l’époque de  Jules Ferry .&

Le musée de Châteauponsac nous a gracieusement prêté leur exposition  jusqu’au 11 février .

Les élèves ont découvert l’école de leurs grands parents:

  • les sabots de bois,
  • la gamelle,
  • les osselets,
  • les leçons de morales, et plein d’autres choses…

Mais ce qui les a le plus marqué : l’écriture à la plume sans rature , sans tache , et surtout les cartes de France faites à la main.

Les lois scolaires de la IIIème République : Jules Ferry permet aux enfants d’aller à l’école .

Il rend l’école gratuite, publique et obligatoire en 1881 et 1882.

Une journée d’école:

Les élèves ont beaucoup aimé le texte d’introduction, la maîtresse aussi!

Venez nombreux voir cette jolie exposition.

Vous pourrez la retrouver au Musée de Châteauponsac à partir du 15 février jusqu’au

15 novembre 2017.

Merci à Mme Chapelain et  son équipe.

La philosophie à Beaupeyrat

Nouveau rendez-vous avec Socrate, une figure phare de la philosophie occidentale, pour les élèves de 1ères L, Terminales L, S, STMG du Lycée Beaupeyrat, et leurs professeurs de Lettres et Philosophie, Mmes Dutreix, Leconet et Hartman, mardi 24 janvier 2017, au Centre Culturel  Jean Moulin à Limoges.

Pour ceux qui avaient déjà assisté, l’an passé, au procès du philosophe, mis en scène dans la représentation de l’Apologie de Socrate, proposée par la Compagnie des Amis de Platon, il était naturel de découvrir le projet d’évasion imaginé par les amis de l’accusé pour le soustraire à une mort injuste,  afin de prolonger la réflexion déjà amorcée sur la justice, le devoir, la vérité, en d’autres termes, les préoccupations d’une vie humaine digne de ce nom…

Les élèves avaient déjà pu découvrir un homme soucieux de défendre un choix de vie conforme à un certain sens de la Justice et de la Vérité, désireux d’assumer les responsabilités de la vie sociale et de sa condition humaine.

Fidèle à lui-même, Socrate continue à délivrer le même message dans le Criton : aucun intérêt, pas même celui  que l’on porte à la vie, aucune opinion, pas même celle du plus grand nombre, ne sauraient autoriser une quelconque dérogation en matière de justice. Si Socrate est bien victime d’une injustice, comme le lui rappelle son ami Criton, ce ne sont pas les lois qui sont injustes, mais les hommes chargés de les appliquer, les juges, qui se sont laissés emporter par leurs passions et qui ont suivi ceux qui, pour des raisons personnelles, avaient juré sa perte. Socrate est victime, non des lois, mais d’une erreur judiciaire. Cela ne l’autorise pas à commettre à son tour une injustice, celle de renier les lois qui l’ont vu naître, lui ont permis de grandir, d’être éduqué et d’exercer son activité de philosophe…

Le débat porte donc sur les conflits ou distorsions entre l’Idée de Justice et sa pratique, entre le sens du Devoir et la considération des intérêts, mais aussi entre la pensée réfléchie et l’opinion changeante du plus grand nombre : sans indiquer une Voie à suivre ni délivrer une Vérité, Socrate, une fois de plus, interpelle les consciences. Il nous invite à considérer la fragilité des opinions ou celle des conduites dictées par l’intérêt. Il nous met en garde contre  la facilité qui consiste à infléchir la Vérité ou la Justice en notre faveur ou à détourner les lois contraignantes.

Dans un contexte où les vérités sont affaire d’opinions et où notre conscience intérieure a bien du mal à faire autorité, cette œuvre nous rappelle la vocation de la philosophie comme exercice de lucidité et d’honnêteté à l’égard de nous-même comme à l’égard des autres, amis comme ennemis. Criton, le compagnon dévoué,  préoccupé de sauver Socrate d’une mort injuste, a dû, lui aussi, entendre la leçon…

Nous remercions la Compagnie des Amis de Platon et, en particulier, les acteurs Gérard Mascot et Francis Matéo, pour leur remarquable interprétation qui a non seulement su rendre accessibles leurs personnages mais encore fait apparaître leur modernité et leur grande humanité.

Nous attendons le prochain rendez-vous : la représentation du Phédon, suite prévue de L’Apologie et du Criton,  qui nous livrera les derniers instants de Socrate et ses considérations sur la mort et la survie de l’âme… Nous le savions, Socrate est toujours vivant…

Mme Hartman, Professeur de philosophie