Histoire…

…de Beaupeyrat

1607 – Jeanne de Lestonnac, nièce de Montaigne, nourrie de la pensée humaniste de l’époque, après avoir été l’épouse de Gaston de Landiras, mère heureuse d’une belle fratrie va, après son veuvage, choisir d’œuvrer à l’édification de la personne d’une manière innovante. Approuvée par le pape Paul V et l’Église, la Compagnie de Marie Notre-Dame est le premier institut religieux enseignant féminin de part ses caractéristiques propres et originales qui la différencient des autres Ordres féminins traditionnels : nouveau style de vie religieuse et spiritualité ignacienne avec l’idéal éducatif de travailler à la formation intégrale de la femme pour que l’éducation « se fasse toujours de mieux en mieux ».

1634 – La ville de Limoges envie à Périgueux son école de Notre-Dame et lui demande des religieuses. Suzanne de Briançon, une intrépide, arrive le 20 décembre 1634, avec six autres sœurs.

La première maison de Notre-Dame à Limoges est ouverte dans l’actuelle rue des Filles de Notre-Dame.

Les religieuses y mènent pendant un siècle et demi, une vie de prière et de labeur. Plusieurs d’entre elles partent en mission à St-Domingue. La révolution massacrera ces missionnaires et chassera les Filles de Notre-Dame de Limoges.

Finie la tourmente. Françoise Gonneau, une autre intrépide, qui, durant les années sombres, enseignait en cachette les enfants de Rochechouart où elle s’était réfugiée auprès des siens, regroupe les religieuses survivantes.

1834 – La grande maison au vaste enclos rue des Filles de Notre-Dame, étant désormais inaccessible,

Françoise Gonneau en achète une autre, près de l’hôtel de Ville, à l’actuel emplacement du parking.

1856 – Très rapidement, la place manque pour recevoir les élèves. Qu’à cela ne tienne ! On achète un grand terrain, en pleine campagne, et on fait bâtir ce qui sera le noyau de l’actuel Beaupeyrat. Malgré des suspicions quant à l’emplacement, finalement, c’est la ville qui vient rejoindre les religieuses, avec la construction de la rue Pétiniaud-Beaupeyrat et des autres rues avoisinantes.

On finit juste de rembourser, avec les héritages familiaux des religieuses et le fruit de leur travail, les sommes empruntées pour bâtir cette maison, la troisième depuis la fondation.

1905 – Séparation des biens de l’Église et de l’État. Les religieuses sont chassées, leur maison vendue aux enchères.

Grâce à Maître Montagne et à sa femme présidente des Anciennes élèves, ces dernières ouvrent une souscription. La maison est aussitôt rachetée.

À la rentrée, Notre-Dame est devenue Beaupeyrat, et ainsi, l’école continue, confiée à des laïques, anciennes élèves.

Pendant ce temps, les religieuses gagnent leur vie, les unes en décorant de la porcelaine, les autres en lançant avec M. Maupetit, frère de la supérieure, une fabrique de chocolat et… elles se préparent à reprendre leur mission enseignante, dès que ce sera possible. Progressivement, elles remboursent les avances faites par les Anciennes.

Le miracle, c’est que malgré ces temps difficiles, les vocations viennent quand même.

1925 – Les religieuses reprennent la Maison, une équipe de jeunes aidera Mme de Boixo pour un nouveau départ. En 1929, celles qui travaillaient à la Chocolaterie saint Martial les rejoignent.

Dès lors, Beaupeyrat grandit et doit faire face à sa manière aux secousses qui l’ébranlent : la guerre. En 1939/1940, une partie des locaux est réquisitionnée pour faire un hôpital militaire. On a moins de place, mais peu importe, on se serrera et, même, on accueillera plus d’élèves qu’avant. Lorsque les blessés français seront remplacés par des blessés allemands, la dignité courageuse et l’énergie de Mme Haquette, forceront le respect des occupants.

1984 – 350 ans de l’existence à Limoges, grand spectacle retraçant l’histoire de la Compagnie.

1996 – Construction du bâtiment de l’École St Aurélien avec la statue du saint offerte par la Confrérie st Aurélien.

2002 – Départ la communauté des religieuses de Limoges.

2004 – Après la demande de la congrégation « La Société de Jésus-Christ » s’effectue la fusion de cette congrégation avec la Compagnie de Marie Notre Dame

Création du réseau éducatif de Marie Notre- Dame qui compte 14 établissements scolaires en France.

2007 – Les 400 ans de la Compagnie avec la première rencontre internationale du Réseau des Laïcs de la Compagnie à Bordeaux.

2008 – Construction du Gymnase et du bâtiment des maternelles St Hilaire.

2012 – Première rencontre des Communautés éducatives du Réseau éducatif de la Compagnie à Narbonne.

2016 – Comme tous les sept ans, depuis les années 50, la relique de Jeanne de Lestonnac, portée par les élèves de l’établissement, fait partie intégrante des processions lors des Ostensions limousines.beaupeyratMontée et bénédiction du drapeau de la Compagnie dans le cadre des Ostensions septennales.
Aujourd’hui, l’histoire se poursuit …. en 26 pays sur quatre continents, près de 1500 religieuses et un grand nombre de laïcs engagés dans la mission éducative de la Compagnie de Marie Notre-Dame.